Première semaine

 

 

Premièrement, un méa culpa : j’avais mal compris. Notre avion de Montréal vers Paris n’a pas été annulé. Il est parti sans nous! C’est le retard de l’avion de Rouyn qui nous a fait manquer notre correspondance. Mais c’est que 100 autres vols ont été annulés ce soir-là, et l’atmosphère était un tantinet stressant à l’aéroport, avec tant de gens qui cherchaient à se loger, y compris nous. Les employés d’Air Canada étaient envahis de demandes de toutes sortes. Ils nous ont donné un numéro de téléphone à appeler pour trouver un hôtel, mais lorsqu’on s’est rendus (2 heures plus tard…) on nous a informés qu’il ne restait plus de chambres. Il a fallu trouver un autre hôtel (il était rendu 22h30), avec l’aide de la gentille réceptionniste. Enfin installés dans notre chambre d’hôtel vers minuit, malgré l’excitation de Lily en voyant qu’il y avait une piscine, nous nous sommes endormis aussitôt.

Le lendemain, après un déjeuner-buffet copieux et cher, Lily s’est baignée dans la piscine. À midi on a dû quitter la chambre. Une fois à l’aéroport, on a décidé de s’enregistrer. Même si Air Canada nous avait trouvé 3 sièges sur le vol du soir (lundi le 4 février), les prévisions météo nous faisaient douter de la possibilité d’un décollage.

Or le personnel d’Air Canada avait l’air confiant que la météo était favorable (ou du moins, moins défavorable) pour un décollage ce soir-là. Nous, pas sûrs. On avait un peu perdu confiance. Ils nous ont encouragé à demander une compensation auprès de la compagnie aérienne car ce n’était pas de notre faute si on avait manqué la correspondance. Il n’en faut pas plus pour que je monte un dossier de plainte… C’est mon truc. Ce sera fait dans pas long!

On nous a gracieusement mis deux de nos sacs dans la soute gratuitement (même si tous nos sacs sont considérés bagages à main).

En allant vérifier un détail au kiosque de la billetterie, on nous a demandé si on avait nos visas. Visas? Pour l’Europe? Mais oui… pour un voyage de plus de 90 jours en Europe (ou en passant par la France en tout cas) il faut un visa. Ah bon? Savais pas. Et nous, même avec une journée de moins, le nombre de jours de notre voyage était de… 91 jours! Encore un « bad luck »! Après quelques discussions, l’agente d’Air Canada a changé notre date de retour pour qu’on soit « légaux »… Fiou! Et en plus, elle nous a donné des coupons pour les restos à l’aéroport, donc on a bien soupé.

Pendant notre attente, j’ai écrit à plusieurs personnes, dont mon père, pour leur faire part de notre mésaventure et notre retard. Mon père m’a répondu qu’il était déjà à Faro (il avait pris l’avion depuis l’Angleterre) et que son plan était de nous faire la surprise à notre arrivée à Faro! Eh bien, c’est lui qui a eu la surprise finalement avec notre retard… Ha ha!

Toujours incertains si le décollage allait avoir lieu, nous avons donc passé 7 heures en attente à l’aéroport à Montréal, pour enfin embarquer dans l’avion tel que prévu à 19h55, à destination de Paris.

Ironie suprême : le capitaine nous a annoncé que, contrairement aux autres avions, il n’était pas nécessaire pour nous de passer par le dégivrage car l’avion arrivait de Toronto est était déjà réchauffé!

Le vol s’est bien passé, somme toute (vol de nuit = dodo minime).

Une fois arrivés à l’aéroport Charles-de-Gaulle nous avons attendu nos sacs… et attendu… et attendu. Le carrousel s’est arrêté, vide. Pas de sacs. Je suis partie demander de l’aide. Steve a rempli un formulaire pour bagages retardés. On s’est dit : Bon, une autre affaire! Fallait bien en rire…

Notre vol de Paris vers Faro avec EasyJet était prévu à partir de Orly (transfert requis) à 11h35 le mardi 5 février mais avec ce retard on l’a manqué. J’avais réussi depuis Montréal à l’annuler (sans remboursement, il va de soi) et à acheter 3 autres billets de CDG le lendemain (donc, le mercredi 6 février). J’avais aussi réservé à pied levé une chambre d’hôtel près de l’aéroport CDG. On est donc partis à pied pour aller prendre la navette vers notre hôtel. À peine quelques mètres plus loin, Steve a reçu un appel sur son cell : « M’sieur! Nous avons trouvé vos bagages! » Soulagés, nous avons donc tout récupéré facilement. C’était un simple retard du déchargement de l’avion…

Il faisait frais à Paris (environ 6°C) mais on était habillés en couches – c’est-à-dire, avec plusieurs couches de vêtements. La chambre d’hôtel n’était pas prête à notre arrivée, il a donc fallu attendre dans l’hôtel avoisinant pendant 1h30. La chambre était confortable mais mini, avec le lit simple de Lily au-dessus du nôtre (à sa grande joie!).  J’ai amené Lily dîner (un bon petit buffet français) et Steve s’est assoupi. En après-midi c’est moi qui me suis endormie. Lily, elle, gambadait, pleine d’énergie. Faut croire qu’elle est née pour prendre des vols de nuit…

En soirée, nous avons repris la navette pour aller faire un tour à l’aéroport (on n’a jamais eu l’intention d’aller dans la ville de Paris… ce sera pour notre retour en mai). En voyant les prix des restos à l’aéroport on a choisi de souper chez McDonald’s… puis au moins essayer quelque chose de nouveau : un hamburger au fromage bleu et bacon pour Steve. Moi, j’ai pris un truc avec du fromage de chèvre pané. On fait avec ce qu’il y a.

Nous avons apprécié notre nuit de sommeil, la douche chaude, et le bon café fort le matin. Steve et Lily ont déjeuné au resto de l’hôtel, mais moi j’ai décliné. Au menu : baguette, confiture, jus d’orange, céréales, yogourt aromatisé. Non merci. J’avais apporté avec moi un mélange de noix et de copeaux de noix de coco et ce fut suffisant.

Notre vol avec EasyJet était prévu à 12h45. Nous sommes arrivés à CDG bien avant, car je m’attendais à ce qu’ils fassent un plat au sujet de nos bagages car cette compagnie aérienne ne permet qu’un bagage à main par personne. Finalement, ce fut plus facile que je ne l’aurais cru et pour 7€ tout était réglé.

Le vol de Paris à Faro était d’une durée de 2h30. On a pu manger convenablement à bord : une boîte de tapas avec des viandes froides, du fromage, des craquelins et une trempette aux tomates. Lily a choisi la boîte pour enfants.

Tel que prévu, notre hôte d’Airbnb est venu nous rencontrer à l’aéroport pour nous amener de Faro à Albufeira en auto (quelle gentillesse). Mon père était parti à Lisbonne cette journée-là et nous allions le voir plus tard en soirée. Nous avons bien jasé et rigolé avec Mario, notre hôte, en chemin. Il parle anglais et français. L’appartement est très spacieux et bien équipé, avec vue sur la mer. Il fait frais par contre : 15°C le jour et 8°C la nuit. Heureusement, on a du chauffage. Mais il ne fait pas 22°C comme chez nous!

Albufeira est assez touristique, on le voit même si c’est la saison basse. Il y a un grand centre commercial à côté de notre bloc appartement et c’est là que nous sommes allés faire notre première épicerie. J’aime toujours aller dans les épiceries dans d’autres pays! Ici, plein de fromages que nous ne connaissons pas, le vin portugais à 2 ou 3 euros la bouteille, un choix impressionnant de poissons…On est ici pour une semaine seulement, donc il nous a fallu l’essentiel seulement.

Ce soir-là (mercredi le 6 février) on avait donné rendez-vous à mon père à la gare de train car il revenait de son escapade à Lisbonne. Quelle joie de se réunir comme ça, au Portugal! Quelles belles retrouvailles! Nous avons pris une marche ensemble puis soupé dans un resto du peuple (comme on aime!) près de la gare avant de souhaiter bonne nuit à mon père qui a continué vers Faro.

Le lendemain (jeudi) il est venu nous rejoindre à Albufeira et nous avons passé une journée relax à marcher sur la plage et dans la vieille ville. C’est là que Steve et moi avons goûté au plat typique, la cataplana de mariscos, un plat typique de l’Algarve, une sorte de paella avec toutes sortes de fruits de mer, des morceaux de porc et de saucisse. Un vrai régal! (et assez pour deux repas) Lily a essayé le poulet piri-piri (mais sans la sauce piquante…!) et mon père, des sardines (géantes!). Steve et moi avons laissé Lily avec mon père pour une partie de l’après-midi, et on s’est rejoint « chez nous » pour une petite jasette avant le départ de mon père vers Faro en bus. Ce fut une visite courte (écourtée de 24 heures en plus!), mais bien joyeuse. Il est reparti en Grande-Bretagne vendredi matin.

Voilà, depuis notre arrivée on profite du temps pour marcher sur la plage (en manteau… même Lily qui joue dans les vagues) et dormir… et chercher un endroit pour rester un mois. Ça peut paraître fou de ne pas réserver d’avance, et j’avoue que c’est un peu stressant, mais ça nous permet de visiter et de décider si un endroit nous plaît. On sait qu’on ne restera pas à Albufeira car c’est trop touristique à notre goût.

Lisez la suite au prochain blogue…

O próximo!

 

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